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Bosnie-Herzégovine

De retour d’une semaine en Bosnie-Herzégovine, je peux enfin te partager mon budget voyage en Bosnie. Avant de commencer, pour que tu puisses te projeter avec tout le contexte, voici d’abord ma façon de voyager : en solo, uniquement en transports en commun, uniquement en auberges de jeunesse, en profitant des musées et de quelques bons restaurants.

Au total, j’ai dépensé 663 €, dont environ 425 € pour le voyage lui-même (vol depuis Paris, logement, repas et visites). Le reste, c’est du shopping et des frais que tu peux totalement éviter (coucou le hors-forfait et les frais bancaires).

Combien coûte une semaine en Bosnie-Herzégovine ?

En solo, en voyageant en bus, en train et en auberge, une semaine en Bosnie-Herzégovine m’a coûté 663 € vol compris. Si j’enlève mon shopping et mes erreurs (j’y reviens), mon vrai budget de voyage tombe à 450 € pour une semaine, soit environ 41 € par jour sur place, hors vol.

Autrement dit : la Bosnie mérite complètement sa réputation de destination pas chère, et c’est encore plus vrai si tu voyages léger. J’y étais en juillet, en pleine haute saison, et les prix restent parmi les plus abordables d’Europe.

Pour l’itinéraire complet derrière ce budget, tu peux voir mon itinéraire d’une semaine en Bosnie sans voiture.

Mon budget réel en Bosnie-Herzégovine :

Voici l’intégralité de mes dépenses, telles que je les ai notées au fil du voyage.

Poste Détail Coût
Transport Vol A/R Paris–Sarajevo (69 €) + train, bus, navette 114,92 €
Logement 7 nuits en auberge (Sarajevo + Mostar) 151,45 €
Repas, cafés & courses Restos, boulangeries, burek, cafés, petites courses 114,72 €
Visites & excursion Musées + excursion Kravica 44,46 €
Connectivité eSIM (30 €) + hors-forfait (90 €) 120,00 €
Frais bancaires 5 retraits × 8 € 40,00 €
Shopping / souvenirs Perso, pas vraiment du voyage 78,00 €
Total réel dépensé 8 jours, vol inclus 663,55 €

À retenir : sur ces 663 €, environ 425 € correspondent au voyage lui-même (transport + logement + repas + visites). Les 238 € restants sont des extras, dont 130 € (hors-forfait + frais bancaires) que tu peux éviter entièrement, j’y reviens plus bas.

Les coûts de mes erreurs

Je voyage beaucoup, je sais reconnaître cerrtaines erreurs qui cpute chers, et pourtant je suis bien tombée de haut. Environ 238 € de mon budget, ce n’est pas la Bosnie : c’est mes petites boulettes et manque d’attention.

  • Mon téléphone : 120 €. La Bosnie n’est pas dans l’UE, ton forfait ne passe donc pas. Résultat : 90 € de dépassement hors-forfait avant que je puisse même sortir de l’avion, puis 30 € d’eSIM achetée en catastrophe. Prends ton eSIM avant de partir et coupe les données mobiles à l’atterrissage.
    Petit tips : Car c’est comme ça que je me suis fait avoir, j’ai pensé activer ma carte sim unqiuement via l’application de la esim, je ne savais pas que je devais aussi faire quelques étapes dans mes paramètres. Je pensais que ça allait s’activer automatiquement une fois arriver en Bosnie, d’où le fait que je n’ai pas désactivé en plus mes données. Grosse erreur.
  • Les frais bancaires : 40 €. Le pays fonctionne énormément avec les espèces (mark convertible), très peu de transaction par carte. Chaque retrait me coûtait 8 € de frais. Une bonne carte sans frais et un seul gros retrait t’évitent tout ça.
  • Le shopping : 78 €. Du plaisir, pas du voyage. Je le sors du total « utile » pour ne pas fausser le calcul.

Je détaillerai toutes ces galères (et comment les éviter) dans un article dédié. En attendant, mes astuces budget et conseils backpacker couvrent l’essentiel.

La Bosnie est-elle vraiment pas chère ?

Oui, très clairement. Même vol compris, mes 623 € restent en dessous de la plupart des autres destinations à cette période. Moins de 40 € par jour sur place, logement, repas et déplacements compris.

Le vrai avantage se mesure surtout face à la Croatie voisine. À quelques heures de bus de Split ou Dubrovnik, la Bosnie offre des paysages tout aussi forts pour une fraction du prix, et sans la foule estivale. En juillet, je n’ai jamais eu cette sensation de tourisme de masse. Si tu combines les deux, mes articles sur la Croatie t’aideront à équilibrer le budget global.

Mes astuces pour un petit budget en Bosnie-Hérzegovine.

  • Retire un gros montant en espèce : Prends une carte sans frais à l’étranger et fais un seul retrait conséquent en marks à l’arrivée. Garde toujours du liquide : beaucoup de bus et petits commerces ne prennent pas la carte.
  • Reste sur deux bases : Sarajevo puis Mostar en “camp de base” : moins de trajets, moins de nuits perdues, moins de fatigue.
  • Groupe tes excursions : Un tour Kravica + Počitelj + Blagaj coûte moins cher que trois sorties séparées.
  • Prends le train plutôt que le bus pour Sarajevo–Mostar : moins cher que le bus, plus rapide et l’un des plus beaux trajets en train d’Europe.
  • Anticipe le téléphone : eSIM avant le départ, evidemment tu l’as compris : données coupées à l’atterrissage.

Je note tout mon budget au fil du voyage dans mon template Notion, c’est exactement d’où sortent tous les chiffres de cet article.

FAQ : budget voyage en Bosnie

Combien coûte une semaine en Bosnie-Herzégovine ?
En solo, en auberge et en transports en commun, compte environ 385 € hors extras, ou 623 € vol compris si l’on inclut tout, comme dans mon cas. En chambre privée avec plus de restos, prévois plutôt 700 à 950 €.

Quel budget par jour en Bosnie ?
Sur place, hors vol et hors dépenses perso, je suis restée autour de 40 € par jour (logement, repas, transports locaux et visites).

La Bosnie est-elle chère ?
Non. C’est l’une des destinations les moins chères d’Europe. Sarajevo est souvent plus abordable que Mostar, dont les tarifs grimpent un peu en haute saison.

Quelle monnaie utilise-t-on et faut-il du cash ?
Le mark convertible (KM ou BAM), indexé sur l’euro. Le pays reste très cash : retire du liquide dès l’arrivée. Pense à consulter la fiche Bosnie de France Diplomatie pour les formalités à jour.

La Bosnie est-elle moins chère que la Croatie ?
Nettement. Pour des paysages comparables, logement, repas et activités y coûtent bien moins cher, et la fréquentation estivale est bien plus douce.

En résumé

Une semaine en Bosnie-Herzégovine en solo m’a coûté 623 € vol compris, dont seulement 385 € de dépenses réellement liées au voyage. Le reste, c’est du shopping et des erreurs faciles à éviter. C’est une destination où ton argent va loin, à condition d’anticiper le téléphone et le cash. Pour transformer ce budget en vrai voyage, enchaîne avec mon itinéraire d’une semaine en Bosnie sans voiture.

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Ville de Mostar, pont, une semaine en Bosnie Herzegovine

Trouver une destination encore peu sous les projecteurs en Europe, c’est rare. Et quand on voit toute la beauté et la richesse de ce pays, ça a de quoi étonner, surtout quand ses voisins, eux, explosent en popularité. Pourtant la Bosnie n’a rien à envier aux autres pays Balkans. C’est un pays tout simplement impressionnant.

En quelques jours seulement, je suis tombée amoureuse de ses moindres recoins. Si tu prépares un itinéraire d’une semaine en Bosnie-Herzégovine, avec une option sans voiture, voici ce que tu peux faire.

Un mot avant de commencer : la Bosnie traîne une réputation qu’elle ne mérite plus du tout. C’est l’un des pays où j’ai été le mieux accueillie en Europe, et l’un des plus abordables. Si tu hésites encore, cet article devrait te décider.

Sommaire

Ville de Mostar, pont, une semaine en Bosnie Herzegovine

Une semaine en Bosnie-Herzégovine, est-ce suffisant ?

Pour commencer, oui, sept jours suffisent largement pour voir quelques incontournables de la Bosnie-Herzégovine : Sarajevo, Mostar, et les petits villages qui font le charme unique du sud (Blagaj, les cascades de Kravica, Počitelj).

L’itinéraire d’une semaine en Bosnie que je te recommande :

  • Jours 1 à 3 : Sarajevo (3 nuits)
  • Jour 4 : Train panoramique Sarajevo → Mostar
  • Jours 4 à 7 : Mostar en camp de base (3 nuits), avec excursions à Blagaj, Kravica et Počitelj

Je vais te donner deux premiers conseils :

Le plus simple pour t’eviter de te trimballer tes affaires à droite et à gauche est de te baser uniquement à deux endroits : Sarajevo et Mostar. Ce sont deux endroits stratégiques. Depuis Sarajevo ou de Mostar tu peux facilement acceder à d’autres lieux emblématiques.

Le train pour rejoindre Mostar, pas le bus. Le trajet longe la Neretva, c’est l’un des plus beaux parcours ferroviaires d’Europe. Je te recommande vraiment de prendre le train et non le bus.

Comment se déplacer en Bosnie-Herzégovine sans voiture ?

C’était ma grande question, entre le coût et le fait de devoir s’adapter à l’allure des bosniens, j’étais assez hésitante à l’idée de prendre une voiture. Une partie de la bosnie est faisable en transports en commun, voici ce que tu dois savoir :

Google Maps ne va pas t’aider (et il faut le savoir avant de partir)

Les bus bosniens ne sont pas systématiquement référencés sur Google Maps. Tu tapes un trajet, l’appli te dit qu’il n’y a rien. Ça ne veut absolument pas dire que la liaison n’existe pas. Elle existe, elle est fréquente, et elle coûte vraiment moins.

Pour connaître les liaisons entre les destinations :

  • Demander directement aux locaux : C’est de loin la méthode la plus fiable. Ton hôte d’auberge, le type du café, la personne au guichet du bus : ils connaisent très souvent les laisions ou les subterfurges. Les Bosniens sont extrêmement serviables, mais ne parle pas toujours bien anglais, si tu t’aides avec un traducteur tu connaitras ta direction.
  • Aller au guichet de la gare routière (autobuska stanica) la veille. Tu repars avec l’horaire exact et ton billet.
  • Regarder sur deux ou trois blogs récents avant de partir, en notant les horaires. Ça donne un ordre d’idée, mais vérifie toujours sur place.

Prévois 20 à 30 minutes de marge avant chaque départ, surtout à Sarajevo et Mostar.

Information importante :

C’est même une information de taille. Il faut être très patient et flexible quand il s’agit de prendre les transports. J’ai eu des retards aussi bien avec le train, que le bus. Donc, si tu ne vois pas ton moyen de transport arriver, attend entre 20 et 30 minutes.

Le réseau de bus

C’est l’une des solutions pous laquelles j’ai opté. C’est ce que tu prendras pour l’essentiel de tes déplacements courts. Les liaisons entre grandes villes sont fréquentes, sur l’axe Sarajevo–Mostar, il y a deux départs par jour, et aucun trajet ne dépasse quelques dizaines de marks. En moyenne le prix est de 5km, soit 2,50€. Tu peux vérifier les horaires sur le site de Centrotrans, la principale compagnie du pays, mais confirme toujours sur place : les horaires en ligne ne sont pas toujours à jour.

Le train Sarajevo–Mostar : pour une vue panoramique

C’est l’un de mes plus beaux souvenirs du voyage. Le train suit le canyon de la Neretva, l’eau est d’un vert-turquoise irréel, et tu enchaînes les tunnels et les ouvertures sur la vallée pendant deux bonnes heures. Assieds-toi côté rivière et laisse tomber ton téléphone dix minutes.

Les tours guidés :

J’ai un a priori sur les excursions organisées, j’essaye d’éviter un maximum les tous guidés et de m’organiser par mes propres moyens. Mais en Bosnie sans voiture, certains lieux ne sont tout simplement pas accessibles autrement. C’est le cas des cascades de Kravica et d’autres points. J’y reviens plus bas, mais retiens dès maintenant : budgète un tour depuis Mostar.

Et si tu loues une voiture ?

À force de rencontrer d’autres voyageurs et voyageuses, force est de constater que beaucoup ont loué une voiture. Ça permet plus de flexibilité et de joindre d’autres points plus isolés qui mérite le déplacement. Je ne l’ai pas fait, pour voyager en bosnie herzegovine en 7 jours, utiliser les transports en commun suffisent.

Que faire à Sarajevo en 3 jours ?

Trois jours à Sarajevo, ça peut sembler beaucoup pour une capitale de cette taille. C’est exactement ce qu’il faut.

Jour 1 : Baščaršija et le choc architectural

Pour s’immerger dans l’ambiance bosnienne, commence par Baščaršija, le vieux bazar ottoman. C’est une partie de la ville qui fait penser à ce qu’on pourrait appeler “la Vieille Ville”. Dès tôt le matin les ruelles se reveillent grâce à des marchans et des cafés (le fameux kafa). Il y a plusieurs petits shops avec des ateliers de cuivre, odeur de café et des stands de baklava, sans oublier la fontaine Sebilj qui est le symbole de la capitale.

L’une des choses assez unique à Sarajeo se trouve le long de Ferhadija, la rue “principale” et regarde le sol. Il y a une ligne au sol, la « Sarajevo Meeting of Cultures », et de part et d’autre, tu changes littéralement de culture. D’un côté, l’Empire ottoman : mosquées, échoppes basses, bois et pierre. De l’autre, l’Autriche-Hongrie : façades jaunes, balcons ouvragés, immeubles bourgeois façon Vienne.

Deux mondes qui se touchent en trois mètres. C’est ce qui m’a le plus frappée dans cette ville, et c’est ce qui raconte le mieux ce qu’est la Bosnie : un pays de superpositions.

Mosquée Sarajevo
Sarajevo partooie ottoman
Kafa sarajevo

Recap du jour 1 à Sarajevo :

  • Découvrir le quartier Baščaršija et chiner
    • Pour un kafa → Café Morica Han
  • Quartier autrichien
  • Pont latin
  • Café Tito
  • Jazzbina
  • Boardroom

Si vous êtes à Sarajevo un dimanche, tu dois aller au marché Autopijaca.

Jour 2 : Le téléphérique et l’échelle de la ville

L’une des choses à faire est le téléphérique de Trebević. Il part du bord du vieux quartier et te dépose sur la montagne en une dizaine de minutes.

Ce que tu vois d’en haut change ta compréhension de Sarajevo. La ville s’étale dans une vallée étroite, coincée entre des montagnes de tous les côtés, sur des kilomètres. Tu réalises soudain à quel point elle est immense, et à quel point elle est encerclée.

En haut, tu peux marcher jusqu’à la piste de bobsleigh des Jeux olympiques de 1984, aujourd’hui abandonnée et couverte de graffitis, qui serpente dans la forêt. C’est étrange, un peu mélancolique, et très photogénique.

Recap du jour 2 à Sarajevo :

  • Téléphérique de Trebević
  • Piste de bobsleigh des jeux olympiques de 1984
  • Yellow Fortress
  • Bistrik tower
Bobsleigh Sarajevo

Jour 3 : Regarder l’histoire en face, puis vivre la ville

Sarajevo porte encore ses cicatrices, et elles ne sont pas cachées. Les impacts d’obus sur les façades, « roses de Sarajevo » coulées en rouge dans le bitume, cimetières blancs qui grimpent à flanc de colline avec des dates qui se répètent : 1992, 1993, 1994.

Ce n’est pas une ambiance “triste”, il faut être très conscient. Si tu veux comprendre le siège, le Tunnel de l’Espoir (Tunnel of Hope) est l’endroit le plus parlant de la ville. Et je te conseille vraiment de faire un free walking tour avec un guide local : les Bosniens racontent leur histoire avec une franchise et une absence d’amertume qui m’ont bluffée.

Garde ta fin de journée pour les cafés. Sarajevo a une culture du café obsessionnelle, le bosanska kafa servi dans son petit récipient en cuivre, avec le sucre à part et le loukoum. Prends le temps, personne ne te pressera.

Et le soir : la vie nocturne est bien plus vivante qu’on ne l’imagine. Bars, terrasses, monde jusqu’à tard. Pour un voyage solo, c’est parfait, tu rencontres des gens sans effort.

Où dormir à Sarajevo ?

L’auberge où j’ai dormi est Kucha Hostel. Une auberge en haut d’une montée, certes, mais moderne, avec pièce commmuné, et dortoit et salle de bain individuelle.

Comment aller de Sarajevo à Mostar ?

Pour se diriger ensuite vers Mostar, deux options,

Le train met environ 2h et longe le canyon de la Neretva. C’est vraiment splendide, confortable, et ça coûte pas chère, soit environ 7€. Le bus met un temps équivalent, part plus souvent, mais la route est moins spectaculaire.

Si le train circule le jour où tu voyages, prends le train. Réserve ou achète ton billet la veille au guichet de la gare, et pars tôt : tu auras ton après-midi à Mostar.

J’ai appris qu’il était possible de payer directement dans le train. Pour l’avoir vu également c’est tout à fait possible, ou même prendre son billet avant le départ. Même si je recommande de booker en avance.

C’est chaque les mêmes horaires de train entre Sarajevo et Mostar, et inversement, voici les heures.

gare de mostar
Vue panoramique train, sarajevo et mostar

Que faire à Mostar et combien de temps y rester ?

Pendant un séjour de 7 jours, reste 3 nuits à Mostar. C’est un bon point de chute pour cet itinéraire en Bosnie : Mostar n’est pas seulement une étape, c’est ton camp de base pour tout le sud du pays.

Jour 4 : Mostar

La ville de Mostar se visite rapidement à premier coup d’oeil, pourtant il y a pleins de choses à faire. À commencer par le Stari Most, le vieux pont reconstruit après sa destruction en 1993, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce pont est de plus en plus connu pour le saut de plus de 24 mètres des plongeurs, aussi bien réalisé par les locaux que les gens de passage.

Bonne surprise sur la fréquentation : j’y étais en pleins mois de juillet, au pic de la haute saison, et il n’y avait pas cette foule étouffante que je redoutais. La Bosnie Herzegovine, reste étonnamment peu demandée en été comparée à la Croatie voisine.

Mon conseil :
Ne reste pas seulement une journée à Mostar. La ville se visite calmement, je recommande d’y rester au moins 3 jours, et depuis Mostar faire des demi-journées d’excursions.

Recap du jour 4 à Mostar :

  • Stari Most
  • Piscine caché vers le restaurant Bella Vista
  • Plage Mejdan
  • Chiner dans les rues
  • Boire un Kafa à Fabrika Coffee
Stari Most, Sarajevo

Jour 5 : Blagaj : accès facile en bus

Blagaj se fait très bien en bus depuis Mostar. Un bus local t’y dépose en une trentaine de minutes, tu n’as besoin de rien réserver.

Sur place : la Tekke de Blagaj, une maison de derviches blanche construite au pied d’une falaise de 200 mètres, juste à l’endroit où la rivière Buna jaillit de la roche. L’eau est glaciale et d’un bleu invraisemblable. C’est petit, ça se visite en une heure, mais l’endroit est saisissant.

Reste déjeuner au bord de l’eau, sur l’une des terrasses au-dessus de la rivière. C’est l’un des repas les plus agréables de tout mon voyage.

Ville de Blagaj

Jour 6 : Kravica et Počitelj

Là, c’est différent, et c’est l’information que je cherchais partout avant de partir sans jamais la trouver clairement : les cascades de Kravica ne sont pas accessibles en transport public depuis Mostar. Il n’y a pas de liaison directe. Sans voiture, tu dois passer par un tour organisé.

La bonne nouvelle : ces tours incluent presque toujours Počitelj, le village médiéval ottoman en pierre accroché à flanc de colline au-dessus de la Neretva, avec sa tour de guet, sa mosquée et ses escaliers en cascade. Souvent, ils ajoutent aussi Blagaj, à toi de voir si tu préfères doubler ou faire Blagaj en autonomie et garder une demi-journée libre.

Les cascades de Kravica valent le déplacement : une large arène de chutes qui tombent dans un bassin turquoise où tu peux te baigner. En juillet, c’est exactement ce dont tu as besoin après trois jours de chaleur.

L’agence avec laquelle j’ai fait ce tour : Stari Most Travel Agency

Počitelj
Počitelj
Počitelj

Quel budget prévoir pour une semaine en Bosnie-Herzégovine ?

La Bosnie est l’une des destinations les moins chères d’Europe, et c’est encore plus vrai si tu voyages en bus et en auberge.

Voici des ordres de grandeur pour 7 jours, hors vol international, à ajuster selon ta saison et ton rythme :

Poste Backpacker (bus + auberge) Confort (chambre privée)
Hébergement 15–25 € / nuit 40–70 € / nuit
Transports intérieurs 30–50 € / semaine 30–50 € / semaine
Repas 15–25 € / jour 30–45 € / jour
Activités & tours 60–100 € / semaine 100–150 € / semaine
Total 7 jours ≈ 350–500 € ≈ 700–950 €

⚠️ Ces fourchettes sont des ordres de grandeur, pas des tarifs garantis : les prix bougent d’une saison à l’autre, et un tour guidé de plus fait vite grimper le total.

Trois leviers concrets pour faire baisser la note :

  • Mange local et sur le pouce. Un ćevapi ou un burek coûte quelques euros et cale pour des heures. Ce sont les restos touristiques du bord du pont qui font exploser les budgets.
  • Reste sur deux bases. Chaque changement de ville, c’est un trajet, souvent une nuit mal optimisée, parfois un taxi.
  • Regroupe tes excursions. Un tour Kravica + Počitelj + Blagaj revient moins cher que trois sorties séparées.

Si tu veux aller plus loin sur l’optimisation, j’ai regroupé tous mes conseils budget et mes astuces backpacker sur le blog.

La Bosnie-Herzégovine est-elle sûre pour un voyage solo ?

Je suis partie seule 7 jours en Bosnie-Herzégovine. Avant de partir, on m’a dit : « mais es-tu sûre que c’est safe ? », « voyager seule en tant que femme, tu as pas peur ? », « faudra faire très attention là-bas, c’est dangereux », etc.

Premier point, je m’y suis toujours sentie en sécurité. Seule, en journée comme le soir, à Sarajevo comme à Mostar. Je n’ai jamais eu un seul moment de malaise, pas une remarque déplacée, aucune situation où j’ai eu envie de changer de trottoir. Et j’ai souvent été seule, dans des rues avec peu de commerces, ou dehors tard.

Ce qui m’a le plus marquée, en réalité, c’est la bienveillance des gens. Les Bosniens sont généreux, curieux, et ils ont visiblement envie de partager leur pays. Il y a une hospitalité très sincère, sans arrière-pensée commerciale.

Puis, le pays est aussi très bien organisé pour les backpackers : beaucoup d’auberges de jeunesse à Sarajevo comme à Mostar, avec énormément d’autres voyageurs solo.

Ce que je nuance quand même, parce que ce serait malhonnête de ne pas le dire : le pays garde des zones de mines résiduelles héritées de la guerre, en dehors des chemins balisés et des zones touristiques. C’est sans impact sur cet itinéraire, mais si tu prévois de la randonnée en montagne, reste sur les sentiers marqués et renseigne-toi localement. Avant de partir, lis la fiche Bosnie-Herzégovine de France Diplomatie pour les formalités et les recommandations à jour.

Malheureusement, la Bosnie souffre d’une image qui date de trente ans et qui ne correspond plus du tout à la réalité. C’est ce qui la rend encore si peu fréquentée, et du coup, si agréable à parcourir.

Quand partir en Bosnie-Herzégovine ?

Mai–juin et septembre sont les périodes idéales : températures douces, nature verte, très peu de monde.

Juillet–août, ce que j’ai fait, reste tout à fait praticable. Il fait très chaud en Herzégovine, mais la fréquentation touristique est bien plus supportable qu’en Croatie, et les cascades de Kravica sont une vraie bénédiction à cette saison.

Hiver : Sarajevo est une vraie destination de montagne, avec des stations de ski héritées des JO de 1984 à moins d’une heure. Mais l’itinéraire décrit ici perd beaucoup de son sens, à mon goût.

Comment adapter cet itinéraire à 5 jours, 10 jours ou à un combiné Croatie ?

Si tu as 5 jours : Je te recommande 2 nuits à Sarajevo, 3 nuits à Mostar. Tu as des excursions qui réunit Blagaj, les cascades et Pocitelj.

Si tu as 10 jours : garde la même base et ajoute une troisième étape. Konjic et son bunker de Tito, Jajce et sa cascade en pleine ville (je voulais absolument le faire, mais sans oiture c’est compliqué), ou Trebinje au sud si tu enchaînes vers le Monténégro.

Si tu combines avec la Croatie : c’est l’option la plus logique pour un premier voyage dans les Balkans. Mostar n’est qu’à quelques heures de bus de Split et de Dubrovnik. Fais alors l’itinéraire dans le sens Mostar → Sarajevo, et rentre en avion depuis Sarajevo. Mes articles sur la Croatie et tous mes itinéraires en Europe peuvent t’aider à construire l’ensemble.

FAQ : Itinéraire d’une semaine en Bosnie-Herzégovine

Une semaine suffit-elle pour visiter la Bosnie-Herzégovine ?

Oui, pour l’essentiel. Sept jours te permettent de faire Sarajevo (3 nuits) et Mostar (3 nuits) avec les excursions du sud. Tu ne verras pas le nord ni le centre du pays, mais tu auras une immersion réelle plutôt qu’un survol.

Oui. J’ai fait tout mon voyage en bus et en train. Les liaisons entre villes sont fréquentes et très bon marché. Seule exception : les cascades de Kravica, qui nécessitent un tour guidé depuis Mostar.

En voyageant en bus et en auberge, compte environ 350 à 500 € hors vol pour sept jours. En chambre privée avec plus de restaurants et d’excursions, prévois plutôt 700 à 950 €.

Non. Je m’y suis sentie en sécurité en permanence, y compris seule et le soir. La seule réserve concerne les zones de mines résiduelles hors sentiers balisés, sans impact sur un itinéraire classique. Consulte France Diplomatie avant de partir.

Le mark convertible (KM ou BAM), indexé sur l’euro. Le pays fonctionne encore beaucoup au liquide : retire du cash dès l’arrivée et garde toujours une réserve pour les bus et les petits commerces.

En train ou en bus, en environ 2h dans les deux cas. Le train longe le canyon de la Neretva et vaut largement le détour. Vérifie les horaires auprès des chemins de fer bosniens, la ligne n’étant pas toujours en service.

Oui, c’est même très courant. Mostar est à quelques heures de bus de Split et de Dubrovnik. Dans ce cas, commence par Mostar et termine par Sarajevo, d’où tu pourras reprendre l’avion.

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